3.4 - Conséquences du "captage" par enterrement de la buse

Les précipitations peuvent être classées en deux catégories : celles qui résultent du passage des dépressions, "douces" qui apportent beaucoup d'eau à l'année (env 900 mm par an), avec un débit instantané faible ou modéré (20 mm en 24h, c'est déjà beaucoup). Et celles qui résultent des orages, "violentes", apportant peu d'eau à l'année mais capables de fournir des débits instantanés importants (exemple : 50 mm en 40 minutes).

Les premières, les "douces" ne présentent aucun risque pour le sous-sol de Convenant Cozic.

Les secondes, les "violentes" sont capables de remplir les fossés et de causer des dégâts.

Qu'une buse soit quelques cm plus basse ou plus haute ne change rien ou presque au débit dans le fossé lorsqu'il est près de déborder au cours d'un orage.

Par contre, pour les précipitations ordinaires, les "douces", ce captage n'est pas sans effet ... L'essentiel des précipitations annuelles n'est plus dirigé vers La Roche Derrien, mais vers le côté d'en face, à Convenant Quellec.

Ceci est une violation supplémentaire de l'article 640 du CC qui enjoint au fond supérieur de ne rien faire qui aggrave la servitude du fonds inférieur. La première consistait à poser la buse sous le RD8. Ceci amenait de l'eau à Convenant Quellec lors des plus forts orages, moins d'un par an, donc au pire, en exagérant, 80 mm d'eau par an.

La modification dont on parle ici est d'une toute autre nature ... elle conduit à canaliser 900 mm d'eau par an vers le fonds inférieur de Convenant Quellec.

Cet entretien étant fini, on passe à l'étape 2

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